Grand Plongeoir

by Yves marie belloT

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1.
J’ai l’écriture volage, rien ne se fixe vraiment. Seul dans les parages, rien. Rien d’intéressant. J’ai la vue sur la plage, le sel, le vent, Les dunes et au large, loin, tu es là je le sens. Moi dans ma tenue d’Adam, Moi et les mots qui me manquent, tu nous manques. J’ai la plume sauvage, mais le coeur éléphant. J’ai des livres à l’étage, alors... Alors je plonge dedans. Et je lis le passage de l’abonnée absente, Attentif aux présages, attentif au moindre mouvement. Moi dans ma tenue d’Adam , Moi et les mots qui me manquent, tu nous manques. Au loin des ondes sans âme, d’hypnotiques écrans, où tu cherches ta flamme, où tu cherches le sens. Au loin de ta vie de barge, de la ville océan, Toi tu rames, toi tu rames. Ne te noie pas ! Toujours, je t’attends.
2.
Désirer l’ineffable, impuissant devant tes charmes, Te dire que l’amour qui naît n’est pas la mer à boire. Saisir l’impalpable dans tes yeux insatiables, Te dire que l’amour qu’on tait, têtus ne peut que s’intensifier. Sentir ce parfum, douce odeur de Jasmin, Te dire « Mon amour tu sais, avant toi jamais je n’ai aimé ». Sans passé, sans plan, sans projeter, juste l’instant, Mon coeur, le bonheur tu sais, c’est à nous de le dessiner ! Et nos mains qui se touchent, nos corps qui se couchent, C’est l’horloge qui s’arrête. Nos bouches s’embrassent, tout semble à sa place. Et nos mains qui se touchent, nos corps qui se couchent, C’est l’horloge qui s’arrête. Nos bouches s’embrassent, tout semble à sa place.
3.
Quelle importance quand on y pense, de calculer nos chances ? On verra bien si ça nous prend, peut-être que l’on ne verra rien. La connivence naît de la place qu’il reste dans nos existences, Ces grands mots n’ont pas de sens, et non, ils ne nous servent à rien. Et c’est con car plus j’y pense, ce serait bon ... Oh, si l’on montez là-haut, je t’enlèverai ton haut. Et pour la suite, s’offrir une fuite, un souvenir. Quelle importance quand on y pense, de mesurer les conséquences? On verra bien si on nous prend, peut-être même qu’ils ne verront rien. Si l’impatience se fait tenace, alors accélérons la danse, On verra bien pour la cadence, si l’on tient la distance. Ce serait bon car plus j’y pense, ce serait con ... Oh, que l’on finisse à l’eau, que l’on termine K.O. Sans une suite à s’offrir, une fuite, un souvenir. Quelle importance quand on y pense, une amourette d’adolescents? On se désire, il faut que l’on tente, risquons le ce petit chagrin ! Quelle importance toute cette prudence pour un avenir incertain, Alors prends-moi la main jusqu’au petit matin, Jusqu’au petit matin ! Oh, allez montons là-haut que je t’enlève ton haut. Oh, allez montons là-haut que je t’enlève ton haut.
4.
Quand le ciel se couvrira de menaçants nuages, Que le vent amènera les tempêtes, les orages, Que l’éclair brisera le chêne centenaire, Que la crue inondera les peuples insulaires, Dis-moi qui les sauvera ? Quand sous couvert de leur foi, certains partent en croisade, Pour prêcher leurs évangiles, pour convertir les nomades, Que leur manière de vivre peut créer la discorde, Qu’il faut maintenant choisir soit la croix soit la corde, Dis-moi qui les sauvera ? Quand certains peuples subiront l’oppression du diktat, Qu’une poignée d’actionnaires contrôlera l’Etat, Que pour la possession d’une matière première, Certains hommes jugeront bons de déclencher des guerres, Dis-moi qui les stoppera ? Quand, sans une bonne raison, ton cœur à moi se ferme. Qu’à notre relation, toi tu veux mettre un terme. Je me fous bien du sort d’obscures inconnus, Je me moque bien des morts, de l’âme, de la vertu, Dis-moi qui me consolera ?
5.
Je n’arrive pas à comprendre le problème, Je n’y arrive pas même si je me démène, Je me sens lent, enfermé dans un carcan. Je n’arrive pas à passer la deuxième, Je n’y arrive pas et je reste à la traîne, Je perds l’élan, ne m’attends pas. Pars, va-t’en ! C’est juste un jour sans, sans cette flamme intérieure qui me nourrit, me porte. Juste un jour sans, sans l’élan, sans l’ardeur, sans la fougue à ma porte. J’arrive plus à faire semblant sans cesse, Je n’arrive plus à tenir mes promesses, Je me sens impuissant si souvent. Je n’arrive pas à cacher que je peine, Je n’arrive pas à comprendre où je saigne, Je sors du rang, je range les gants. C’est juste un jour sans, sans cette flamme intérieure qui me nourrit, me porte. Juste un jour sans, sans l’élan, sans l’ardeur, sans la fougue à ma porte. Mais bientôt, c’est sûr, on se réveillera plus fort, Bientôt, c’est sûr, on verra les sémaphores, Briller au loin, nous indiquer la route. Bientôt, c’est sûr, on se réveillera plus fort. Bientôt, c’est sûr, on verra les sémaphores, Briller au loin, éradiquer nos doutes, Nous deviendrons Matadors.
6.
Aérien 02:49
Il y a tes cheveux qui ondulent, il y a leurs mouvements minuscules, le son de ta voix, tes formules. Il y a tes yeux qui pétillent, qui peu à peu me déshabillent, ton regard doux, l’accalmie. Il y a de la poésie dans mon quotidien, depuis qu’on se voit, moi je suis ... Aérien. Il y a ta silhouette élégante, il y a ces courbes qui me hantent, l’odeur de ta peau, apaisante. Il y a caché derrière celle-ci tes mots habiles, tes traits d’esprit. Il y a de la poésie dans mon quotidien, depuis qu’on se voit, moi je suis ... Aérien Il y a tes bras qui s’enroulent autour de mon ventre, les réveils au petit jour, les matins qui chantent. Il y a tes mains, tes caresses, tes mots rassurants, le son de ta voix qui me berce, tu me murmures ... « tout ira bien »
7.
Pardonne moi 02:35
Pardonne-moi, je ne voulais pas t’offenser, Je ne voulais pas commencer ce jeu malsain. Pardonne-moi, je ne voulais pas déraper, Je ne voulais pas m’enivrer de son parfum. Parfois on se suspend à d’autres lèvres, Parfois on se surprend soi-même. Je t’aime pourtant ... Et perdu je mens. Pardonne-moi, je ne voulais pas dégrafer, Je ne voulais pas embrasser, d’autres que les tiens. T’en vas pas, je ne voulais pas tout briser, Je ne voulais pas gribouiller notre dessin. Parfois on se suspend à d’autres lèvres, Parfois on se surprend soi-même. Je t’aime pourtant ... Et perdu je mens. Pardonne-moi, j’aimerais ne plus y penser, J’aimerais pouvoir oublier... Peut-être demain ? Les sentiments que je ressens s’emmêlent.
8.
Moi je voudrai dormir, ne pas penser qu’à elle, Pas partir à la mine avec mon coeur en peine. Je voudrais qu’elle me dise en toute simplicité, « À tes amours », je me prends à rêver... À de candides âmes en fleur au printemps qui sommeille, Et qu’enfin sonne l’heure de l’amour qui s’éveille. Je voudrais la faire rire, toujours de bonne humeur, Petit homme veut grandir et devenir farceur. Je voudrais m’exprimer, mais je ne trouve pas les mots, Pas assez intello, ni prof ni rigolo... Juste un candide au grand coeur, dans un tout petit corps, Pas un sous séducteur, pas un sous matador ! L’un ne dit jamais rien, les joues rouges pour refuge, L’autre en dit toujours trop, des jurons : un déluge. Qu’est-ce qu’il ne va pas chez moi? Pourquoi elle n’a pas vu? Le candide au grand coeur, ce tout petit bonhomme, Naïf et ahuri, qui ne comprend rien en somme. Le candide au grand coeur, ce tout petit bonhomme, Naïf et ahuri. Qu’avait-elle cette pomme? Moi je voudrais dormir, partager ses rêves... Pas partir à la mine avec mon coeur en peine. Je voudrais qu’elle se réveille simplement À son chevet je veille, Simplement.
9.
De la place du conducteur, je regarde le siège arrière, au temps où je n’avais pas toutes mes dents, à sourire pour un rien, courir dans les jardins, sans me soucier des parents. Je savais qu’ils étaient là, dans tous les cas, pour me protéger du monde. Je m’inventais en courant mes propres supers méchants et je sauvais mon monde. Avec rien, c’est fou tout ce qu’on peut faire et j’ me dis merde, c’est passé trop vite, en tout cas plus que je l’aurais cru, en ayant fait tout ce que j’ai pu, je n’en suis que là. J’ai roulé trop vite sans forcément prendre le temps sur l’autoroute de l’école. J’en ai fait des détours, eu des galères d’orientation, enfin j’ décolle. Une fois débarqué à quai, j’ me dis : « Maintenant où on va ? » Faire le tour du monde ? Dis-moi est ce que c’est mieux chez toi ? Dehors il fait froid et je sens que le tonnerre gronde. Alors viens, moi je vais rester au chaud, à traîner dans mon canapé, à rêver d’évasion, à chanter mes chansons, mais je reste là. Je regarde ce que j’ai fait de ma vie et j’ me dis rien d’exceptionnel, j’ai juste vécu cette vie tranquille en faisant du mieux que j’ai pu faire. Y’a t-il une chose à accomplir, un destin extraordinaire comme soulever 100 fois son poids, ou devenir président de la terre ? Et si on visait juste le bonheur, celui qui est beau et qu’on partage, qui enlève les peurs, celui qui écarte les pleurs.
10.
Le temps qui passe, ce temps qu’on perd en pensées Il nous menace, c’est sûr il faut se presser. Avant midi, quitter le nid, aujourd’hui. Oui, il est temps de se bouger maintenant ! Remplir le sac, trouver le sas et traverser. Prendre sa place avec audace, des idées. Mais dans le lit, pas l’énergie, pas l’envie. Quand je serai grand ça sera différent ! J’y crois, comme à un rêve d’enfant, je trouverai le plan J’y crois, comme à un rêve d’enfant, je pourrai le vivre, J’en aurai le cran ! Dix ans déjà que j’me ramasse à piétiner, Et cette promesse qu’un jour ou l’autre, je tiendrai : Avant la nuit quitter le nid, aujourd’hui. Oui, il est temps de se bouger maintenant ! Quitter la masse pour toucher la liasse, c’est raté. Mes meilleurs cartes, les rois, les as... gaspillés. Dans mon esprit, la mélancolie.... Je vieilli. Je suis grand mais rien n’est différent ! Mais j’y crois, comme à un rêve d’enfant, je trouverai le plan. J’y crois, comme à un rêve d’enfant, je pourrai le vivre, J’en aurai le cran ! Et le temps passe et je reste là, tétanisé. Et le temps passe et je suis incapable de bouger. Et le temps et je vois le fossé se creuser. Et le temps passe et c’est de plus en plus dur de sauter. Mais j’y crois, comme à un rêve d’enfant, donnez-moi le plan ! J’y crois comme à un rêve d’enfant, je pourrai le vivre, J’en aurai le cran ! Le temps qui passe, ce temps qu’on perd en pensées, Il nous menace, une vie qu’on ne fait... ...Que rêver.
11.
Les Tambours 02:50
Elle a posé ses yeux sur moi qui ne suis vraiment plus sûr de mériter ses faveurs. Elle m’a souri à nouveau, je me suis senti idiot, car j’avais fait couler ses pleurs. J’aurais voulu m’excuser, arriver à m’exprimer. J’avais quitté la maison, je ne sais plus trop la raison, j’avais perdu ma candeur. Je n’avais pas la solution, pas résolu l’équation, pas su éviter l’erreur. J’aurais voulu m’excuser, arriver à m’exprimer. Mais dans mon coeur, j’entends les tambours, ils tapent fort, ils me crient « fonce ! »; c’est comme au premier jour. La clameur, et les bruits tout autour, Mais rien ne sort de ma bouche.

about

Enregistré et mixé par Thibaud Pick, masterisé par Raphaël Jonin.

credits

released November 6, 2020

Paroles et musique: Yves Marie Bellot.


Yves-Marie bellot : guitare folk, piano et chant
Pierre-Alain Durand : guitare électrique
Bastien Boudet : basse
Maxime Frain : batterie
Sébastien Depeige : trompette
Claude Chatard : trombone
Anne-Lise Roche : clarinette
Marie Quinquenel : flûte
Lucile Bijaoui, Clément Faure et Angelina Pelluet : choeurs
Lydie Lefebvre : violoncelle
Claire Salvat (Comme John) : voix sur le titre « Aérien ».

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about

Yves marie belloT Moulins, France

" Avec Grand Plongeoir, Yves marie belloT étoffe sa palette émotionnelle riche en couleurs tantôt mélancoliques tantôt espiègles.
Ses textes à coeur ouvert se posent sur des mélodies à l'efficacité redoutable. L'auteur-compositeur-interprète signe un deuxième album intimiste et puissant à la fois. »

Arnaud de Vaubicourt
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